18 septembre 2012

Stephen King- Blaze

Titre: Blaze
Auteur: Stephen King
Genre: thriller

Note:♥♥♥♥


L'histoire:
Colosse au cerveau ramolli par les raclées d'un père alcoolique, Clay Blaisdell, dit Blaze, n'est pas exactement un enfant de choeur mais ses dérapages n'étaient que de la petite bière jusqu'à sa rencontre avec George Rackley. Ils forment un duo de choc jusqu'à ce que le cerveau de l'équipe se fasse descendre dans un règlement de comptes, et que Blaze se retrouve seul pour organiser le "casse du siècle", l'idée fixe de feu George: l'enlèvement du fils Gerard, qui pourrait lui rapporter des millions de dollars. Seul... Ou presque. George n'est pas tout à fait parti... Et guide Blaze dans cette course contre la montre sanglante.

Mon avis:
Attendrissant. C'est un mot qu'on peut, je crois, rarement utiliser pour décrire un livre de Stephen King, et c'est pourtant le cas pour Blaze. Une histoire très touchante, de colosse doux comme un agneau qui m'a fait le même effet que John Coffey dans La Ligne Verte. Blaze est seul, quoique pas totalement. Derrière l'apparence fantomatique de George, on soupçonne une histoire de schizophrénie profonde, qui impliquerait que les deux personnalités de Blaze ne sont pas au même niveau intellectuel, et qu'il a par moments des éclairs de génie. On découvre son histoire de voyou, assez banale finalement, jusqu'à ce fameux rapt sur le fils Joseph Gerard, rebaptisé Joe par Blaze qui s'attache rapidement et profondément à sa victime, au point de s'enfuir dans la forêt enneigée et le froid pour sauver ce petit bout de chou et l'élever lui-même. C'est très touchant dans le sens où lui-même, bien que ce soit un voyou doublé d'un meurtrier, est innocent comme un enfant.


Quelque chose à ajouter? 

"la stupidité est une prison d'où on ne vous laissait jamais sortir, pas de remise de peine pour bonne conduite. C'était la perpète."

"Pendant des années, il s’était considéré comme un crétin, il était venu à l’accepter en tant qu’élément de sa vie […] Il y avait cependant quelque chose qui continuait à fonctionner sous la couche court-circuitée […] La partie de lui qui n’oubliait rien. Chaque blessure, chaque cruauté, chaque mauvais coup que le monde lui avait réservé."

"Blaze était très mauvais en arithmétique. Il avait pigé que trois pommes plus deux pommes faisaient cinq pommes, mais seulement après beaucoup d'efforts; quant au résultat de l'addition d'un quart de pomme à trois quarts de pomme, voilà qui le dépasserait à tout jamais. A sa connaissance, les pommes se divisaient en bouchées." 


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