Titre: No et moi
Auteur: Delphine de Vigan
Genre: Réaliste
Note: ♥♥♥
L'histoire:
Lou Bertignac a treize ans, et elle est en seconde. C'est une surdouée qui multiplie les expériences et les collectes excentriques. Lorsqu'elle « accepte » (en réalité, elle lance le sujet au hasard) de faire un exposé sur les femmes sans-abris, elle ne sait pas encore dans quoi elle met les pieds. Au hasard de ses recherches, elle rencontre No (Nolwenn), une jeune SDF de dix-huit ans, qui se laisse vaguement interviewer pour son exposé. Entre les deux jeunes filles naît une amitié compliquée, mais des problèmes plus graves qu'une peur des exposés s'entrevoient à l'horizon…
Mon avis:
J'ai un avis partagé sur ce livre... L'histoire est belle, magnifique même, l'histoire de ces deux jeunes filles qui se rencontrent totalement par hasard, et de cette rencontre naît une belle amitié, innocente vu le jeune âge de Lou qui ne demande qu'à comprendre la vie et à voir la sincérité partout. Ce que j'ai vraiment aimé dans ce livre, c'es l'innocence de cette gamine, qui pense que le simple fait d'offrir un coca à un sans-abri deux fois par semaine et de l'héberger chez soi va améliorer sa vie. Et peut-être que c'est vrai, au final, et c'est ça qui est beau. Quand j'étais gamine, je rêvais de découper un petit carré dans le mur de ma chambre, d'y installer un toboggan qui descendrait vers une grande piscine à boules. Et je pensais pas une seconde que si je découpais mon mur je finirais dans le jardin, parce que je m'en foutais! J'étais jeune et c'est tout. Et c'est ça qui est magnifique dans ce livre, c'est l'innocence de Lou, sa façon de ne pas comprendre que le monde est noir en vrai, de faire abstraction du moche pour voir le beau. Et, même en à peine 250 pages, ça nous prend aux tripes. La seule chose que j'ai un peu regretté, c'est le côté parfois un peu trop moralisateur du livre, qui a tendance à insister sur certains aspects, qui ne sont pas faux, mais un tantinet lourd. La forme m'a posé un léger souci aussi, mais c'est strictement personnel: je ne suis pas vraiment fan de la forme discours rapporté, du genre "j'ai dit je voudrais parler à Suzanne Pivet, elle a dit c'est moi, j'ai raccroché." Ce n'est qu'une affaire de goût! En tout cas une belle petite histoire, à lire pour se remettre en question, ne serait-ce qu'une fois.

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